Cités du Lot, lumières et terroirs

Nous vous convions à une balade bucolique au fil du Lot pour découvrir un pays trempé d’ombres et de lumières, où s’épanouit un fort et savoureux terroir. Ici, les hommes ont érigé des îlots de pierre au sein desquels la vie et l’histoire s’entremêlent derrière leurs murs moyenâgeux, dans les rues, les placettes. Cahors, la religieuse, défie l’eau qui l’embellie. Saint-Cirq, l’ascète, s’illumine sur sa falaise. Cajarc, la douce, prend le temps de vivre. Un week-end de caractère ! (Texte et photos : Sandrine Moirenc)

1er jour : Cahors, la mystique

 

Elle s’épanouit, toute préservée qu’elle est, cette enclave médiévale, sise sur la rive est de la presqu’île logeant le centre de Cahors. Elle flotte sur le Lot, exhibant, au regard curieux sa cathédrale, ses quartiers moyenâgeux, ses jardins secrets médiévaux qui garnissent la cité, son fameux vin. La cité, au fort passé religieux, a connu les grâces de son natif, le pape Jean XXII, et recèle encore de nombreuses églises et couvents. On se balade, au bord de la rivière, ou encore dans l’enceinte, pour découvrir son charme mystique.

 

À voir : Depuis les quais

 

La promenade qui part du pont Philippe et rejoint le pont Cabessut permet de contempler la vieille ville depuis la rive du Lot, à travers les saules pleureurs qui abritent, dans le secret de leurs feuillages, quelques petites barques faisant la sieste sur une rivière bien calme.

 

À voir : Le quartier des Soubirous

 

Du pont Cabessut, on rejoint la ville haute, celle des nobles, en empruntant, quai de Regourd, la montée de la promenade du Jardin des Passeurs. La rue des Soubirous mène jusqu’au Château du Roi, une très belle demeure avec tour, voire jusqu’à la Barbacane d’où l’on a une très belle vue sur la vallée du Lot. Dans l’autre sens, on descend la rue tranquille du Château du Roi pour découvrir, encore, tout un foisonnement d’architecture médiévale.

 

À voir : Le quartier marchand et bourgeois

 

On arrive sur la place de la Libération, on déambule dans les étroites ruelles. La cathédrale se découvre un peu plus bas, comme une véritable leçon d’architecture : du roman, à la base, du gothique rayonnant, du gothique flamboyant, avec sa nef à deux coupoles, si particulière au sud-ouest. Et puis il y a la rue de la Dorade et ses vieilles maisons médiévales, la place Saint-James et son jardin secret, la rue Saint-Urcisse moyenâgeuse, la rue Lastié et son bote, un passage couvert, la rue Nationale qui, en dehors des commerces, abrite de véritables merveilles, dont ce portail sculpté du XVIIe au n° 116.

 

À voir : Les Badernes

 

La ville basse, celle des ouvriers, artisans. Il ne reste plus qu’à s’y perdre pour découvrir une intimité faite de rues étroites, de traverses et botes, où s’abrite une vie bien tranquille derrière de belles façades, dont quelques-unes sont encore à pan de bois. Le pont Valentré : quand le soleil se lève sur Cahors, il illumine ce merveilleux ouvrage daté du XIVe siècle. Pour s’y rendre, le plus simple est d’emprunter la rue du Président Wilson depuis le boulevard Gambetta.

 

Où manger : Tranche de foie gras au confit d’oignons, confit de canard et son sauté de pommes… bienvenue à “L’Auberge du Vieux Cahors” : 144, rue Saint-Urcisse. Tél. 0565350605. aubcahors.free.fr.

 

Pour plus d’informations : L’office de tourisme de Cahors se trouve place François-Mitterrand, sur le cours Gambetta qui délimite le vieux centre. Tél. 0565532065.

 

Itinéraire Cahors - Saint-Cirq Lapopie : A la sortie de Cahors, direction Saint-Cirq, prendre la D8 et rouler durant 27 km.

2e jour : Saint-Cirq Lapopie, une lumière médiévale

 

Accrochée à la falaise qui domine le Lot, Saint-Cirq Lapopie, sentinelle de nobles demeures moyenâgeuses, défie fièrement le temps. Le village est à lui tout seul un extraordinaire patrimoine médiéval admirablement préservé. À lire la richesse des détails architecturaux qui couvrent la cité, on devine qu’elle prospérait grâce à ses marchands, grâce à la protection, également, de quatre dynasties féodales qui se la partageaient. Aujourd’hui, ce sanctuaire de paix constitue une retraite paisible pour les artistes qui s’y installent, une étape de qualité mais aussi gastronomique pour les touristes qui s’en régalent.

 

À voir : Le rocher de la Popie

 

Depuis le vestige de la porte de la Peyrolerie, le voyage dans les couloirs du temps commence. La ruelle étroite se dessine dans ce décor médiéval étonnant : une succession d’arcades et de portes en arc brisé donne tout de suite le ton, les vieilles maisons datées des XIIIe et XIVe siècles sont tellement préservées que l’on s’y croit encore ! Place du Sombral, la gastronomie s’est installée au rez-de-chaussée des belles demeures à pan de bois. Le rocher de la Popie les surplombe, avec les quelques vestiges du château, mais surtout une vue imprenable.

 

À voir : La rue droite vers l’église

 

On entre, ici, dans l’épaisseur de l’histoire en contemplant encore, des maisons en pierre, à pans de bois, des fenêtres Renaissance à croisées moulurées, ornées d’angelots, des toits celtiques, toulousains… On devine la richesse de ces marchands, l’âme prospère de la petite cité. A droite, on tombe sur la maison de la Fourdonne avec son bel escalier en vis du XVIe, son théâtre de plein air, à côté du cimetière du village, très pittoresque ! On descend jusqu’à l’église gothique pour admirer un beau point de vue.

 

À voir : Vers le bas du village

 

Autour de l’église, on remarque, entre autres, la maison du peintre Daura, joliment décorée de fenêtres gothiques. En prenant par les traverses, les ruelles deviennent calades et jardins improvisés se jouant de l’ombre et de la lumière. Plus bas on découvre ce magnifique hôtel particulier du XVIe qui expose des œuvres surréalistes, la maison Rignault, trônant sur la falaise, réhabilitée en musée, la place du Carol, ses maisons anciennes.

 

Où manger : Son assiette gourmande est un véritable délice, elle mêle foie gras, confit de canard, rocamadour, mesclum et tomates séchées, raisins secs et noix. “Le gourmet Quercynois” : rue de la Peyrolerie (haut du village). Tél. 0565312120. www.restaurant-legourmetquercynois.com.

 

Pour plus d’informations : Un plan de village fourmillant de petits détails historiques est disponible à l’office de tourisme de Saint-Cirq, place du Sombral. Tél. 0565313131. www.saint-cirqlapopie.com.

 

Itinéraire Saint-Cirq Lapopie - Cajarc : En redescendant sur la D662, direction Tour de Faure, on continue jusqu’à l’embranchement de la D19 vers Cajarc.

3e jour : Cajarc, cité de l’or rouge

 

La commune était un grand centre économique au Moyen-âge. Elle se distinguait par l’exploitation minière de métaux précieux, l’orfèvrerie, mais également par la culture et l’exportation du safran, l’or rouge, vers l’Angleterre et la Hollande, via les voies du Lot. Aujourd’hui, la belle se dore sur les rives du Lot, paisible, évoluant entre le voluptueux silence de ses rues médiévales, l’effervescence joyeuse de ses places animées.

 

À voir : Place du Foirail

 

Sur cette place principale, les échoppes sont une belle introduction à la découverte du village, de son terroir : fougasses à l’huile, foie gras, vins, magrets, cassoulets, charcuterie… On ne peut résister ! Nous sommes aux portes du vieux bourg, la visite peut commencer.

 

À voir : La rue centrale

 

Il n’y a pas un chat, pas un bruit. Ici les choses semblent être restées comme elles étaient au Moyen-Âge. On monte. À droite, la rue du Tic Tac naît sous un passage couvert. Très étroite, elle filtre la lumière. Tout droit, on atteint la belle place Romain Mascou. On découvre une très belle maison du XIVe siècle, la maison consulaire, et l’on y devine, à travers le jardin sauvage, la façade gothique du “château”, le palais de la famille Hébrard, datant également du XIVe.

 

À voir : Place de l’église

 

En pierre taillée, à pans de bois, les anciennes maisons du XVe siècle commencent à se dévoiler dans la rue qui descend vers l’église. Sur la place, le soleil éclaire le parvis et le portail de l’édifice sacré, révélant sa noble simplicité. Autour, les arbres ombragent les terrasses, les façades anciennes qui ont d’intéressants petits détails pour l’œil avisé. On explore à droite, par le bote, la rue du Temple qui abrite encore de vieilles maisons à pans de bois, à encorbellement, d’anciennes fenêtres Renaissance, de vieilles arcades.

 

À voir : Retour au château

 

A gauche, rue du Roy, la balade médiévale continue avec cette magnifique maison d’angle du XVIe, à encorbellement. De même, rue de l’Eglise. Et puis on ose s’enfoncer dans les petites traverses biscornues, là où la lumière n’est pas invitée et où le sol, encore dallé de terre et de galets, se recouvre de mousse. On débouche rue de la Plume qui foisonne également de vieilles et belles demeures, elle mène à la place du Foirail.

 

Où manger : Un carpaccio de canard parfumé au basilic et une truite au persil au “Cajarc Gourmand” : place de l’église. Tél. 0565406950. www.cajarcgourmand.com.

 

Pour plus d’informations : La Maison des arts Georges Pompidou propose diverses expositions itinérantes. www.magp.fr. Vous trouverez le programme à l’office de Tourisme de Cajarc dans l’ancienne chapelle place Françoise Sagan. Tél. 0565407289.

 

Spécialité du coin : Le safran, l’or rouge

Cette épice délicate a fait la fortune des cités du Lot ! Probablement introduit par les Croisés au XIe siècle, le safran se cultive d’abord en Provence, puis se trouve un territoire de prédilection dans le pays Quercynois. La petite fleur ayant besoin d’un terrain calcaire pour s’épanouir, avec des étés chauds et des hivers froids, ne pouvait pas mieux rêver que le parc des Causses pour se sentir comme chez elle. Chaque automne, elle fleurit, pointillant la terre brune de ses tons mauves, révélant, avec douceur et contraste, ses précieux stigmates rouge corail. On la ramasse délicatement, on l’émonde, on laisse sécher le safran. L’épice savoureuse accompagnera merveilleusement aussi bien le salé que le sucré. On lui prête des vertus anti-cancer, et il paraît même… qu’elle rend joyeux !

 

Livres de route

  • Guide Vert: Périgord, Quercy, Dordogne, Lot (Michelin).
  • Guide du Routard: Lot, Aveyron, Tarn (Hachette).

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